08.10.2008

Qualité de nos huiles alimentaires... scandaleux!

Les faits :

La société Saipol, propriétaire de la marque Lesieur et grossiste en huile, a acheté à vil prix un lot de 40.000 tonnes d’huile de tournesol ukrainienne.

(A tout ce qui est dénoncé plus bas, n’oublions pas que l’Ukraine est la région de Tchernobyl
qui reste aujourd’hui largement contaminée)…..

Exerçant son métier, cette société a revendu avec profit cette huile à d’autres multinationales de l’agroalimentaire. Un contrôle a posteriori a mis en évidence la présence frauduleuse, dans ce lot, d’huile minérale destinée à la lubrification des moteurs. Même s’il n’est pas établi que ce mélange peu ragoûtant soit méchamment toxique, eussions nous eu affaire à des gens responsables que ce lot eût immédiatement rejoint la seule destination qui lui seyait : la poubelle.

Que croyez-vous qu’il arriva ? Ces empoisonneurs dont l’avidité autant que la veulerie sont sans limite, ont néanmoins décidé d’utiliser sciemment cette huile pour composer leurs produits. Le pire, c’est qu’ils ont eu l’accord des autorités (françaises et européennes) qui ont décrété que tant que les produits n’en contenaient pas plus de 10%, personne ne devait tomber trop malade. Ils ont 40000 tonnes à écouler, un peu plus de 5000 tonnes pour la seule France. Cela fait environ 100 grammes de saloperie par habitant à faire ingurgiter !

La Grèce, dont les autorités semblent moins irresponsables que les nôtres, vient de réagir et d’interdire l’utilisation de tous les lots depuis le 1er janvier. Mais chez nous, dans nos hypermarchés, il y a donc en ce moment des produits contaminés à l’huile de moteur !
Les produits les plus susceptibles de contenir de l’huile empoisonnée sont les suivants : Mayonnaise, Tarama, Sauce Béarnaise, Chips, Vinaigrette allégée, Surimi, Céleri Rémoulade, Soupe de poisson en conserve, Poisson pané, Paupiettes de veau, Thon et sardines à l’huile, Pâtes à tartiner chocolatées, Gaufrettes à la confiture, Barres céréalières et sucrées pour les enfants, Cookies

Attention : nombreuses marques concernées, à boycotter d’urgence !
- Lesieur, bien évidemment, puisqu’elle est à l’origine du problème, et toutes les marques du groupe : Fruit d’or, Epi d’or, Frial, Isio 4, Oli, Carapelli, Saupiquet

- Toutes les marques du groupe Unilever Par exemple : Amora, Planta Fin, Maille, Knorr, Magnum, Miko

Vous pouvez téléphoner au service consommateurs de Lesieur au 0 810 193 702 (tarif appel local) pour demander des précisions ! Il semblerait que tous les lots dont la DLUO est avril et mai 2009 soient rappelés …
que vont-ils faire de plus de 40 000 000 litres d’huile frelatée ???

Le nombre d’appels sera déterminant pour que la transparence se fasse. Merci.
Pascal Blain, 2 rue du Mortier- 39290 MENOTEY Tel 09 77 58 22 99

J'ai effectivement appelé le service consommateurs qui affirme que la part d'huile minérale dans les huiles de table (et autres produits) est "minime" mais ne peut pas communiquer le taux !
Alors faites circuler le message pour que le scandale éclate au grand jour et téléphonez

Source :

C’est le Canard Enchaîné qui a révélé l’affaire il y a 2 semaines, avec des reprises le jour même dans la presse nationale. Puis plus rien, tout le monde s’en fout.


Réflexion :

La semaine dernière, le Canard publie une liste de marques et des types de produits concernés. Aucune réaction cette fois. Enfin hier, le Canard publie des notes internes de l’ANIA (Association Nationale des Industries Alimentaires), qui montrent l’envers du décor, comment les industriels vivent la crise, en chiant dans leur froc et priant que l’info ne soit pas reprise et que le temps efface rapidement cette histoire. Il a été décidé hier en réunion de crise à l’ANIA de ne pas répondre au Canard enchaîné formellement. Un projet de communiqué de presse, préparé la semaine dernière, a été réactualisé. Le communiqué de presse ne sera pas diffusé en proactif. Nous attendons la prochaine parution du Canard Enchaîné et les éventuelles reprises par la presse pour réagir.

Par rapport à l’article de mercredi dernier, cette nouvelle parution n’apporte pas d’éléments clé supplémentaires et n’est pas à la Une du journal. En revanche, de nombreuses marques sont citées, ainsi qu’une liste à la Prévert de nombreux produits incorporant de l’huile de tournesol, ce qui n’était pas le cas la semaine dernière mais que l’on craignait.

Ces gens là sont capables d’importer n’importe quelle denrée alimentaire de l’autre bout du monde, dans le seul but de gagner de l’argent. Ils n’ont plus la moindre emprise sur la “traçabilité” des produits qu’ils achètent ainsi, qui peuvent être trafiqués, bourrés de pesticides ou autre. Et qu’ils ne viennent pas prétendre le contraire, puisque cette sombre affaire en fournit une preuve éclatante.

D’ailleurs un produit importé au prix le plus bas est une quasi certitude de mauvaise qualité doublée d’exploitation des humains qui ont servi à le produire, triplée d’une pression sur l’emploi et le salaire des salariés français. Ce sont les mêmes qui vendent leurs produits au prix fort en geignant sur la hausse des matières premières, et nous gavent de pubs ineptes avec enfants blonds et mamans épanouies qui éprouvent un plaisir intense à bouffer leurs saloperies sur emballées dans d’affriolants plastiques aux couleurs vives. Il faut lutter contre ces pratiques ! Comme on l’a vu, leur plus grande trouille est que le nom des marques s’ébruite, ce qui pourrait occasionner une baisse de leurs ventes et de leurs sacro-saints profits, qui les aveuglent à un point tel qu’ils sont capables pour cela d’empoisonner leurs clients sans remords.

Et vous, relayez l’information ! Selon vos moyens, parlez-en autour de vous, dans vos blogs, dans vos journaux, et surtout, CITEZ LES MARQUES, c’est de ça dont ils ont la trouille !

09.07.2008

TRICASTIN:Rejet accidentel d'uranium dans l'eau

mardi 8 juillet:Rejet accidentel d'uranium dans l'eau:360 kg d'uranium ont été rejetés dans l'eau lors d'un incident survenu le matin dans une installation de la société Socatri (AREVA) sur le site du Tricastin; rejet affectant sérieusement les eaux de surfaces(dixit le préfet ,mardi soir)

L'accident a été bien classé au niveau 1 de l'échelle qui évalue les événements touchant les installations nucléaires et qui compte 7 niveaux. Il y a eu un dysfonctionnement dans un bac de rétention.
La préfecture de Vaucluse a indiqué que les précautions annoncées dans la soirée de mardi sont valables pour mercredi;à savoir l'interdiction de la consommation et de l'usage de l'eau issue de captages privés dans les communes de Bollène, Lapalud et la motte du Rhône. La pêche, la consommation de poisson et les activités nautiques et de baignades sont également interdites dans différents cours d’eau (liste)
Mais polémique! mercredi 9 juillet 75 kg seulement d'uranium auraient été rejetés....!et les taux de radio activité sont en constante diminution depuis hier soir...

Voudrait-on noyer le rejet? Bientôt il ne se sera rien passé...Circulez il n'y a rien à voir!sauf que l'eau même irradiée se jette dans la mer… au fait, bonne baignade!

J’ai téléphoné deux fois à la mairie pour savoir si l'eau de Vedène était concernée.
Réponse, l’événement s'est passé à 70 km, l’eau consommée à Vedène provient d'un forage sur Sorgues à plus de 100m de profondeur."IL NE FAUT PAS SE METTRE LA PRESSION MADAME "

LA POLLUTION DE L’AIR EST-ELLE SOUS-EVALUEE ?

Alors que la santé et l’environnement font partie des thèmes retenus pour le « Grenelle de l’environnement », la polémique enfle sur les indices de pollution atmosphérique. Plusieurs polluants majeurs ou cancérigènes sont en effet exclus des mesures, ce qui amène les ONG à dénoncer des chiffres largement sous-évalués.
Après l'association Ecologie sans frontière et les Amis de la Terre, c’est aujourd’hui Ecoforum qui interpelle citoyens et responsables politiques sur le manque de transparence des indices de pollution atmosphériques (ATMO), pourtant censés mesurer des données essentielles à la santé et à l’environnement. Le 7 juin dernier, Ecologie sans frontières a publié une étude confiée au bureau indépendant Horizons, concluant que l'ampleur et les impacts de la pollution de l'air en région parisienne seraient sous-évalués, notamment en raison d'une réglementation obsolète et de moyens de mesure insuffisants. Même constat pour Victor-Hugo Espinosa, président de l’association marseillaise Ecoforum et expert auprès des ONG sur ces questions. « Les associations qui contrôlent la pollution de l’air manquent de moyens, tandis que l’Etat se désengage de plus en plus financièrement. Depuis 2000, les subventions ont diminué de 50% », résume-t-il. Outre les questions de financement, la réglementation pose également problème. Certains polluants, qui figurent pourtant parmi les plus dangereux, ne sont ni contrôlés ni réglementés. C’est le cas par exemple du mercure, de l’arsenic ou encore des POP (polluants organiques persistants), des pesticides et des dioxines émises notamment par les incinérateurs.

"Des indices peu représentatifs"

Echappent également à toute évaluation les particules très fines émises par le diesel, alors que « plus leur taille est réduite, plus elles pénètrent profondément dans les voies respiratoires », précise Victor-Hugo Espinosa. « Sur les 5000 molécules chimiques présentes dans l’atmosphère, quelques dizaines seulement sont mesurées », ajoute-il, en rappelant que la France n’a toujours pas transposé la directive européenne sur la mesure des métaux lourds (Cadmium, Nickel, Arsenic, Mercure, Plomb) et des HAP, qui aurait dû l’être avant le 15 juin 2006.
A l’approche de la période estivale, les ONG renouvellent une fois encore leurs critiques sur le fameux indice ATMO, peu représentatif selon elles de la pollution réelle subie par les urbains. Les indices "sont très peu représentatifs de l'exposition réelle de la population", souligne l’étude d’Ecologie sans frontières, qui met en lumière la sous-évaluation d'importantes sources de pollution comme le trafic routier, le trafic aérien et les grandes installations de combustion. Les incinérateurs, notamment, ne sont soumis qu’à un « autocontrôle » par les entreprises elles-mêmes. Enfin, les mesures sont appliquées à certaines substances prises séparément et non au mélange de ces substances, ce qui selon les ONG fausse les résultats. "Il existe un décalage entre les données fournies qui déterminent l'indice ATMO et la réalité vécue par les populations et relevée par les professionnels de santé (pharmaciens, médecins...) dès les indices 5 (moyen) voire 4 (bon)", indique à ce propos Ecologie sans frontières.

Si elles ne remettent pas en cause les compétences d’Airparif (organisme de mesure de la qualité de l’air en Ile de France) les ONG réitèrent en revanche leurs critiques sur le manque de moyens et l’insuffisance des politiques publiques en vigueur. De son côté, Airparif répond en soulignant avoir mis en œuvre des mesures allant au-delà de la réglementation « malgré ses contraintes budgétaires ». L’association se dit par ailleurs prête « à ce qu’une réflexion sur la seurveillance de la qualité de l’air et les moyens mis à disposition soit engagée, ainsi que l’étude d’Ecologie sans Frontières le demande ».

Au-delà de la polémique, il est évident que les quelques mesures existantes telles que la circulation alternée ne suffiront pas à diminuer le nombre de maladies respiratoires et de cancers engendrés par la pollution. Dans la pétition qu’elle a lancée, Ecologie sans frontières réclame notamment l’arrêt immédiat de l’abattage des grands arbres producteurs d’oxygène, l’interdiction de l’entrée dans les villes de plus de 20 000 habitants à tous les véhicules particulièrement polluants comme les 4x4, les véhicules diesels et tous les véhicules essence à forte consommation, ainsi que l’utilisation généralisée des véhicules propres par la RATP et les services municipaux et publics.

Enfin, le dernier état des lieux de l’Agence Européenne de l’environnement estime que la pollution est responsable de 60 000 décès par an, tandis que l’OMS évalue à 500 000 le nombre de personnes décédées prématurément en raison des émissions de diesel dans le monde, chaque année. La seule baisse de la pollution atmosphérique permettrait selon l’OMS de sauver quelques 865 000 vies par an. En France, l’étude menée par l’Inserm (1) dans le cadre du projet international ISAAC (International study of asthma and allergies in chilhood) a établi une corrélation entre la pollution atmosphérique de proximité et le développement de l’asthme et des allergies chez les enfants. Même ceux qui vivent dans des zones où les niveaux de pollution ne dépassent pas les valeurs moyennes recommandées par l'OMS souffrent plus d'asthme allergique (presque 2 fois plus), d'asthme à l'effort (1,5 fois) et d'eczéma (3 fois) par rapport aux enfants qui vivent dans des zones où les concentrations sont inférieures.
(1) L’étude a été publiée dans le numéro de juin de la revue Respiratory Medicine.

Véronique Smée
Mis en ligne le : 21/06/2007

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