11.11.2008

Maudite soit la guerre !

Maudite soit la guerre, par Claude Jenet


11 Novembre 1918, 11 heures, sur toutes les positions de combat, un clairon fait retentir la sonnerie tant espérée : « Cessez le feu ! »

Ainsi, à cet instant précis, prenait fin l’une des plus grandes boucheries que l’humanité ait connue : près de 9 millions de morts et 6 millions de mutilés, parmi lesquels ces blessés de la face que l’on appellera « les gueules cassées ».

Le sinistre bilan de ces 52 mois de tranchées, de combats, de corps à corps, de mitraillages, de bombardements, d’offensives inutiles qui conduisent à la mort une grande partie de notre jeunesse, on peut encore le lire sur les monuments aux morts qui s’élèvent dans la plupart des communes de France.

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Aujourd’hui encore, lorsque le hasard d’une ballade me conduit dans un village méconnu, je ne peux m’empêche d’arrêter mes pas devant ces alignements de noms qui figurent sur les stèles et dont la liturgie officielle des commémorations patriotiques glorifie le sacrifice. Partis, nous dit-on, « la fleur au fusil », les combattants de 1914 devaient payer un très lourd tribut à cette folie meurtrière qui porte le nom de « première guerre mondiale ».

Beaucoup d’entre eux avaient 20 ans ou guère plus et dès les premières semaines du conflit, les pertes furent terribles. Ceux qui survécurent au carnage garderont à jamais les traces de l’horreur de ces combats où les hommes n’étaient plus des êtres humains. Rentrant chez eux, « les poilus de 1918 » avaient d’abord la volonté d’oublier ; c’est ce que tenta de faire l’immense majorité d’entre eux.

En enfouissant au tréfonds de leur mémoire ces années de souffrances, d’injustice, de mort, les survivants de 14-18, espéraient que ce qu’ils avaient enduré, permettrait que pareille tuerie ne se reproduise pas. On sait ce qu’il en advint et la « der des ders » ne fit que précéder l’horreur du cataclysme de 1945.

Tous les anciens de 1914-1918 que j’ai pu approcher – et notamment cet oncle (le frère de mon père), dont l’affreuse blessure au crâne m’impressionnait tant dans mon enfance – tous, lorsqu’ils acceptaient de parler de cette époque, ne pouvaient s’empêcher de nous dire, en nous prenant la main : « quelle connerie, la guerre ! »

« Quelle connerie, la guerre !», aussi, en ce jour commémoratif du 90 ème anniversaire de l’armistice du 11 Novembre 1918, est-ce d’abord un cri pacifiste qui, spontanément, me sort du cœur : « maudite soit la guerre ! ». Ce cri, c’est celui qui figure sur le monument aux morts d’une petite commune de mon Limousin natal : Gentioux en creuse. Une toute petite commune qui ne compte guère plus de 300 habitants et qui s’honore de figurer parmi les rares à garder un monument pacifiste érigé en mémoire des 63 enfants de Gentioux, morts durant le conflit de 1914-1918.
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Ce monument n’est pas le seul, notre pays en compte nombre d’autres, mais il est certainement celui qui exprime avec autant de force et de conviction le rejet de la guerre. Symbole émouvant de cet engagement pacifiste, la statue d’un enfant de l’école publique, laïque, républicaine qui se tient debout, au pied de la stèle, poing levé, en regardant la liste des morts suivie de l’inscription gravée dans la pierre : « maudite soit la guerre ! ».

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Loin des cérémonies officielles et bien pensantes où désormais, aucun poilu ne participe plus (le dernier étant décédé voici peu), je persiste à préférer la forme particulière de mon devoir de mémoire : témoigner des horreurs de toutes les guerres et de mon engagement militant pour le pacifisme.
A l’occasion, prenez le temps de vous rendre à Château-Arnoux, dans les Alpes de Haute-Provence, vous y trouverez gravé sur le monument aux morts cette inscription « Pax, Vox Populi », titre du poème du maire de l’époque, Victorin Maurel. Cette sculpture représente un homme qui brise son glaive sur son genou, derrière lui une femme pleure. Au sommet, un globe terrestre est entouré d’un rameau.

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Il n’y a pas de guerre juste, il n’y a pas de guerre sans victime, il n’y a pas de gloire à tuer son semblable au prétexte qu’il serait différent de nous, ou tout simplement, qu’il ne penserait pas comme nous. Par principe et par conviction, je demeure fidèle à cette pensée d’Anatole France :

« On croit mourir pour la patrie et on meurt pour des industriels. »

Cette phrase, je la dédie aux héros de 14-18, morts pour la France, au fond d’une ignoble tranchée, fauchés à 20 ans par la mitraille, la vanité, la morgue et le cynisme de ceux qui ordonnent les guerres pour préserver leurs intérêts économiques en omettant surtout de mettre en jeu leur propre existence.


Claude Jenet Vedène, le 11 Novembre 2008

27.10.2008

Toute ressemblance...

Que peut-il ? Tout. Qu'a-t-il fait ? Rien. Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l'Europe peut-être. Seulement voilà, il a pris la France et n'en sait rien faire. Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c'est le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide.

L'homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux.

Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse. Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise. On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé ".


Victor HUGO, dans " Napoléon, le petit "
Réédité chez Actes sud

12.10.2008

La MEDIATHEQUE de M DUPONT la disparue de Vedène

La MEDIATHEQUE de M DUPONT la disparue de Vedène


A défaut d’avoir retrouvé la 7eme compagnie, il semblerait que, si les informations du COMTADIN du 19 septembre 2008 sont exactes, la médiathèque de Vedène soit retrouvée à Entraigues par un coup de magie de l’équipe dirigeante de la COGA . Voir l’article du comtadin ci-joint.

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ENTRAIGUES
La commune veut quitter les Sorgues du Comtat pour rejoindre la Coga

Le maire d'Entraigues Guy Moureau a réuni son conseil municipal le 25 septembre pour voter la décision. Guy Moureau a fait son choix. « C'est une manière d'exister». Le maire d'Entraigues quitte l’intercommunalité des Sorgues du Comtat (Monteux, Pernes, Althen) pour rejoindre la Coga (Communauté d'agglomération du Grand Avignon) qui comprend douze communes.

Pour Guy Moureau, il ne s'agit pas d'un débat à caractère politicien. , il n’y a pas d'alliance entre moi et la droite ou moi et la gauche, c'est une question de territoire>, explique le maire communiste. «La Coga a été créée par un maire socialiste, il se trouve qu'elle est plus à droite qu'à gauche, cela n'est pas figé». Il avait pris sa décision cet été. Or l'info a fusé au conseil de communauté du grand Avignon la semaine dernière.

Ses camarades des Sorgues du Comtat n'ont pas apprécié (voir réactions). Le maire communiste se justifie : «On ne fait pas cela pour embêter les gens », insiste celui pour qui « l'existence même des communes a plus de force dans une grande agglomération que dans une communauté ». Selon lui, les agglomérations parlent de territoire, alors que les communautés ont tendance à «soustraire » leurs compétences aux communes.

Conscient de ce nouvel engagement, Guy Moureau pense « qu'il n'y a pas de risques pour Entraigues d'être à la Coga ». Au contraire, il gagne « une ligne directe de bus avec la Coga, dont un en site propre et une capacité financière supérieure». La ville a aussi négocié des aménagements de voirie. En ce qui concerne la dette évoquée par les Sorgues, « la somme sera vérifiée par le préfet, mais les moyens que nous avons permettront de faire face».

Entraigues pourrait aussi être choisie pour l'implantation d'un projet communautaire de pôle culturel et d'une médiathèque à dimension intercommunale.

Camille Bosshardt « le COMTADIN du 19 septembre »

MISE EN DANGER DES PRUD’HOMMES

MISE EN DANGER DES PRUD’HOMMES



Le 03 décembre 2008 vous allez élire des conseillers prud'homaux qui formeront le conseil des prud'hommes. Celui-ci sous forme paritaire à égalité entre les salariés et les employeurs est composé de deux collèges.

C'est une juridiction qui est compétente pour statuer sur des litiges nés entre l'employeur et le salarié relevant de droit privé ou des services publics ayant des statuts de droit privé. Il est compétent aussi pour statuer sur un litige opposant deux salariés.

Le mandat de conseiller prud'homal est de cinq ans, il juge "au nom du peuple
français". Le conseil prud’homal est une juridiction à part entière. Celle-ci est unique en Europe car elle ne juge que les litiges liés au monde du travail.

Cette institution qui remonte au XI° siècle, née officiellement en 1806
sous sa forme présente, doit continuer de vivre car le gouvernement actuel par son ministre de la justice a fermé un bon nombre de conseil (+- 80 en France dont celui de Carpentras).

Il faut que tous les salariés aillent voter le 03/12/2008.
Cette institution leur appartient.

Défendons les prud'hommes !


Christophe PONS
Membre de P.R.O.G.R.E.S.

11.10.2008

HISTOIRES d'ARGENT

Mais qu'est-ce que l' « Economie Distributive » ?




Mais qu'est-ce que l' « Economie Distributive » ?

Comme nous l'avons déjà vu, ce concept n'est pas nouveau, ni issu de l'imagination d'un illuminé. Cependant, ses données premières ont évolué, ne serait-ce que par le temps écoulé et les évènements majeurs qui ont bouleversé nos mœurs et l'organisation du monde depuis près d'un siècle.

Dans tous les pays, l'économie actuelle, à laquelle même les pays ( ex ou soi-disant ) communistes se sont pourtant ralliés : le capitalisme libéral et son « économie de marché », depuis longtemps décriée par des oppositions molles, est actuellement en pleine déconfiture car ses contradictions basiques apparaissent maintenant clairement aux yeux de tous.

L'« argent du capital », mobilisé surtout auprès des petits épargnants à travers « la Bourse », ne sert plus à financer l'économie utile (investissements agricole ou industriel) pour créer des richesses nouvelles augmentant le niveau de vie de chacun, mais circule en circuit fermé au gré des « inspirations ahurissantes » des traders ou de la recherche du plus grand revenu immédiat (sans souci des conséquences sur la Société) des gros actionnaires. Son action est donc dévoyée, au seul bénéfice des déjà nantis, et au détriment de tous les autres (cadres aussi bien qu'ouvriers ou paysans), qui représentent pourtant la MAJORITE d'entre nous.

Une mise en forme était donc nécessaire pour présenter positivement cette « révolution tranquille », si différente de notre formation (orientée : dès l'école on nous enseigne « prix de vente = prix de revient + bénéfice » ... sans préciser pour qui !) première et de nos habitudes de vie en société.

Elle a été réalisée par un autre Français, mais qui vit en Suisse, ce qui lui donne un juste recul par rapport aux affrontements idéologiques de notre personnel politique national (au discours présentement emberlificoté).

En 2001/2002, il a commis une trilogie de petits opuscules * actualisant les données historiques, et proposant des mesures concrètes pour la mise en place d'une économie plus sociale et solidaire, tout en préservant l'avenir de nos enfants par une base écologique globale.

Au cours de cet été 2008, avant même l'éclatement en crise calamiteuse mondiale de la catastrophe financière née aux USA (subprimes) mais largement amplifiée par les pratiques bancaires internationales (épisode KERVIEL entre autres), il a rédigé un nouvel ouvrage (en cours de parution) précisant les avantages indéniables d'un tel changement pour tous, dans le vécu individuel de chaque Citoyen.

Son titre sera: LA VIE QUOTIDIENNE en ECONOMIE DISTRIBUTIVE
Afin de vous permettre d'en percevoir la pertinence, nous joignons un extrait de sa conclusion.
10/08 ( A Suivre )
*
Il s'agit de :
CAPITALISME et LIBERALISME SONT MORTS
Qui a oublié les Faire-Part ?
OU !e BON SENS S'EST- IL PERDU ? de Bernard HERVE
Lettre d'un Paysan Français
La NOUVELLE ECONOMIE DISTRIBUTIVE au XXI° Sièclep
publiés en France par: PUBLIBOOK
14 Rue des Volontaires 75015 PARIS

07.10.2008

HISTOIRES d'ARGENT Suite

La solution, bénéfique à tous les vrais Citoyens, nous amène donc à revenir un peu en arrière comme déjà indiqué. Dans les années 20, après la Grande Guerre mondiale qui a bouleversé toute la population, l'intrusion forcée des femmes dans le monde du travail en remplacement des hommes d'abord mobilisés, puis ensuite disparus ou diminués, a entraîné un chamboulement des moeurs. Les progrès techniques, dont certains résultant des industries de guerre, ont transformé l'économie. Amplifiant cette évolution, la raréfaction de la M.0. (la majorité des femmes étant retournée au foyer ) a accéléré le recours à la production en série et la recherche de la rentabilité de cette M.O. ( la « taylorisation » ).
Constatant la pression nouvelle (qu'on n'appelait pas encore le stress !) exercée sur les ouvriers par ces nouvelles pratiques, un homme a voulu y remédier en proposant une meilleure répartition du travail.
Celui-ci, Jacques DUBOIN, avait été banquier, sénateur de Hte Savoie et un temps Secrétaire d'Etat au Trésor. I1 a donc, dans plusieurs ouvrages répartis dans le temps, proclamé la « Civilisation de l'Abondance » conséquence de la « Révolution mécanicienne ».
Si l'abondance est désormais un peu remise en cause, par l'explosion démographique de notre planète, son autre concept demeure de plus en plus réel : la machine remplace l'homme le plus souvent, spécialement dans des tâches de production.
Pour bien répartir l'abondance en tenant compte de l'aide de la machine, il avait déjà prôné à l'époque le recours à un système économique différent de l'existant. En conséquence, il avait établi dans ses derniers livres, avant même la fameuse « crise de 29 », les bases de l' « Economie Distributive ».
Comme toute conception neuve, surtout si elle s'oppose à l'establishment, ses idées ont eu du mal à percer. Puis sont survenus 2 évènements décisifs : le Front Populaire a permis les « Accords de Grenelle » en 1936 (ce qui a satisfait la classe ouvrière sur le moment) et ensuite la Seconde Guerre mondiale a provoqué des transformations radicales des diverses économies nationales. En France, le régime de Vichy a imposé sa « Révolution nationale » (en fait un retour à des valeurs du début du siècle), puis la Libération, grâce à l' « Esprit de la Résistance », a permis des progrès sociaux, appréciés tant qu'ils ont été respectés. De nos jours, leur remise en cause systématique, aggravée par le naufrage du « capitalo-libéralisme» souligné par la « crise », avouée même aux USA, nous font obligation incontournable de sortir de l'« économie de marché », car celle-ci ne profite qu'aux intermédiaires ( ou aux déjà nantis ).
Même si tous nos dirigeants font mine de l'ignorer, la solution existe donc : c'est l'« Economie Distributive » Nous y reviendrons.

(A Suivre )

29.09.2008

HISTOIRES d'ARGENT

Depuis l'origine de l'humanité, on ne peut pas dire que « Egalité » aie été le maître-mot de l'évolution constatée de l'espèce humaine !
Au début, il y a eu les « faibles » et les « forts », les seconds se servant en priorité des produits de la nature.
Avec l'apparition de l'Argent, qui a remplacé les trocs initiaux plus ou moins équitables, nous avons découvert les « pauvres » et les « riches » : un « faible-riche » pouvait se payer des « forts » pour dominer aussi bien des « faibles » que des « forts » moins « riches ».
Depuis, quelque soit le système politique utilisé, l'emploi de l'argent a permis à beaucoup de survivre, à quelques uns de vivre (parfois très bien!), mais surtout et en tous temps, à des « usuriers » de s'enrichir au dépens de tous.
Le Capitalisme (simple), tel que nous le définissons communément, est apparu au X1X° siècle avec le développement de l'Industrie moderne, sortie de l'artisanat par les progrès technologiques fulgurants de l'époque. Il s'agissait de mobiliser les richesses existantes, essentiellement foncières (du clergé et de la noblesse) ou immobilières (grande bourgeoisie louis philipparde) pour développer la construction et l'équipement des usines destinées à amener le « Progrès » (chemins de fer, métallurgie, puis chimie et électricité), annoncé (en théorie) bénéfique pour tous.
Ce système était donc alors justifié, malgré toutes ses dérives déjà, car il correspondait réellement à la visée des vrais initiateurs (St Simon et autres) qui pensaient ainsi améliorer le monde et soulager la misère toujours présente.
La nature humaine est ainsi faite (« l'homme est un loup pour l'homme ») que tout le progrès matériel effectivement obtenu n'a pas profité à tous: les riches et les pauvres ont continué de coexister, la richesse nouvelle étant confisquée par les patrons de ces firmes industrielles, ou commerciales subordonnées.
Le début du XX° siècle, marqué par deux conflits majeurs car mondiaux, a vu néanmoins surgir des préoccupations sociales (essentiellement pour éviter des révolutions : la peur des «bolcheviks») dont l'aboutissement en France s'est concrétisée par les « accords de Grenelle » en 1936. Leur succès a été dû au volontarisme des gouvernants en place: décision rapide avec application immédiate et sans dérogation.
Mais les bénéficiaires du capitalisme, toujours présents, n'ont pas désarmé et se sont ralliés à l' «économie de marché» censée résoudre tous les problèmes économiques de la planète, faisant appel à la notion de «libéralisme» (mot sympathique i) mais pratiquant en réalité un «libéralisme sauvage» (adjectif qui dit bien ce qu'il veut dire) amenant à négliger les investissements productifs au profit de placements rentables-sic. On aboutit à la situation présente: depuis que l'argent disponible ne sert plus à l'économie réelle (production ou services) mais à une recherche frénétique de profit immédiat (et si possible important) dans des opérations purement financières au seul bénéfice des initiés, les liquidités tournent en circuit fermé, ne servant qu'à l'enrichissement des intermédiaires (agents de change, banques ou courtiers divers) qui prélèvent leur dîme assurée (double à chaque opération: une commission à la vente, une deuxième au rachat !), cela sans créer aucune richesse nouvelle pour la Collectivité.
Touchés par ce manque d'investissements, les patrons délocalisent et licencient sans réaliser qu'un individu privé d'emploi devient un «non-consommateur». Le chômage augmente (la pauvreté avec) et donc la consommation diminue : où trouver dans ce cercle vicieux la croissance recherchée ? La Faillite, nous voici !
On en arrive tout naturellement aux excès récents: aussi bien les errements des banques américaines (subprimes) ou des autres pays (rachat de titres finalement sans valeur) que les paris déments de traders fous (Société Générale ou autres) maniant des milliards sans contrôle. Dans tous les cas, les plus hauts responsables, financiers ou politiques, nous mentent sans vergogne dans leurs tentatives de rassurer le bon peuple.
Cerise sur le gâteau, aux USA même, pays prophète du libéralisme à tous crins, BUSH vient de « nationaliser » des assureurs et des banques, justifiant ainsi concrètement le slogan vrai des anti-capitalistes dénonçant et stigmatisant depuis longtemps la position de nos dirigeants économiques : « Privatisons les bénéfices, socialisons les pertes » !
Il est donc impératif de changer ce système qui se mord la queue et a démontré ses limites, avant que définitivement il ne mine toute la planète en amplifiant le phénomène actuellement constaté: la PAUVRETE ne cesse de s'accroître, chez nous et dans tous les autres pays.
Une solution existe {pas nouvelle : elle date de 1920}, révolutionnaire ... sans effusion de sang!
La débâcle bancaire aux USA démontre la faillite du capitalo-libéralisme.
Les décisions de BUSH (tout de même discutables car l'intervention de l'Etat (700 Milliards de $) va sauver les fautifs (assureurs, banquiers, courtiers, ...) sans préserver les victimes (citoyens pauvres mis à la rue, petits épargnants ruinés, ...) ...comme d'habitude !) mettent à bas les fondements mêmes de cette économie en « nationalisant » les pertes financières des banques, contradiction majeure avec le discours traditionnel sur la suprématie du capitalisme.
Et en plus, on ne voit toujours pas de sanctions contre les responsables directs (PDG, traders, ...).

24.07.2008

Naissance du collectif « Gérer les déchets autrement »

Naissance du collectif Gérer les déchets autrement

08.07.2008

Et si on parlait d’IKEA ?

On en parle depuis des années. Une enquête publique en mai dernier est passée presque inaperçue : l’implantation d’un énorme entrepôt IKEA pour le sud-est, assorti d’un magasin et d’une galerie marchande avec restaurants … Elle est prévue sur la commune de Vedène à proximité de l’entrée de l’autoroute. Environ 43 000m2 sont concernés.1800 places de parking envisagées. Début des travaux : 2009.

La lecture des observations portées sur les cahiers de l’enquête laisse apparaître chez nombre de signataires un certain enthousiasme en ce qui concerne les « créations d’emploi » (autour de 600) et aussi pour la marque présentée comme « sympa ». « Ainsi, dit-on, je n’aurais pas besoin de faire des dizaines de kilomètres pour me rendre à mon magasin d’ameublement favori ». « Une très belle réalisation ! » s’exclame même un thuriféraire ébloui…

On peut ne pas éprouver le même emballement même si, comme toujours, l’argument massue du promoteur est bien évidemment l’emploi. Surtout lorsque l’enquêteur évoque – oralement – l’insistance du maire pour des emplois réservés aux Vedénais. (C’est bien le moindre !).

Il ne faudrait cependant pas qu’une nouvelle fois ce soit la carotte qui fasse avancer l’âne.

IKEA, c’est qui ?

« Né en 1926, le Suédois Ingvar Kamprad a commencé à vendre de la papeterie par correspondance. Il a ensuite glissé des meubles dans son catalogue. Dans les années 50, Ikea décide de ne faire plus que ça. Il conçoit ses propres modèles et les définit de manière à en faciliter le transport. Les prix bas sont obtenus par élimination du montage (laissé aux bons soins du client) et la réduction des coûts de stockage et de commercialisation dans des magasins géants et aussi par la recherche des fournisseurs les plus performants ( quitte à aller les chercher à l’autre bout de la planète.)

Le tout dans une « culture » très « New Age »… qui plaît beaucoup aux jeunes.
L’entreprise est présente dans 33 pays à travers plus de 200 magasins, des Etats-Unis au Japon en passant par la Russie…. Ses perspectives de croissance sont excellentes : Chine, Inde sont les prochains marchés visés. Le chiffre d’affaire » est de 22 milliards de dollars US et son capital est toujours détenu par la même famille à travers une « fondation » installée au Pays-Bas. (7ième fortune mondiale). »
On retiendra surtout que :

• IIKEA fait partie des « Rois du Monde » comme Wal-Mark, Microsoft ou Nestlé... Ces géants de la globalisation qui uniformisent le monde et qui, en réalité, « ne sont pas seulement des « Etats dans l’Etat » mais bel et bien des identités qui par leur poids économique, leur champ d’action et leur influence se situent très souvent au-dessus des Etats. » (L’Economie pour Les Nuls)

• La fortune d’Ikea résulte en grande partie d’une gestion très stricte des frais de stockage et de main d’œuvre ( bien qu l’argument main d’œuvre soit mis très en avant dans le projet Vedène)

• IIKEA fait fabriquer partout dans le monde ( donc main d’œuvre bon marché mais transport en contradiction avec l’économie durable, Grenelle de l’environnement etc.…)

IKEA, quels emplois pour Vedène ?

On dit : emplois !

On sait que la fortune d’IKEA lui vient de sa culture mondiale de limitation drastique des coûts de main d’œuvre… quitte à dépenser plus en transport depuis le bout du Monde.
On peut en déduire aisément que l’unité de Vedène n’échappera pas à la règle d’or pour une entreprise parmi les plus mondialisées.

Alors : quels emplois ? Quelles créations ? Quels transferts ? Emplois fixes ? A temps partiel ? CDD ? CDI ? Cadres ? Subalternes ? Quel turn-over ?

Une chose est sûre en tout cas : ce sera au moindre coût !

On dit : emplois réservés aux Vedénais !

Est-ce possible ? Alors les Pontétiens ou les Sorguais, limitrophes, ne pourraient pas ou moins y accéder ? Etablira-t-on des quotas ? des ordres prioritaires ? Y aurait-il des critères géographiques de sélection ? Au début, peut-être pour faire avaler la pilule… mais plus tard ? Pas de manutentionnaire polonais ou roumain « bien-meilleur-marché-et- voulant-bien-travailler-plus-même-en-étant-payé-moins » ? Pas de DRH néerlandais ou scandinave ? Est-ce crédible ?

On nous dira : c’est le marché ! L’Europe ! La Mondialisation…la bonne gestion ! Mais qui seront les dindons de la farce ?

Ouvrons le débat. Interrogeons les spécialistes avant de juger trop vite comme nous y incitent les sirènes productivistes.

IKEA quel impact pour Vedène ?

• Environ 43 000m2 soit 4,3 hectares : la superficie de 7 stades de foot-ball, côte à côte.
4,3 ha de bonne terre cultivable, irriguée, actuellement en prairie et partiellement arborée. Parmi les derniers qui subsistent sur la commune, reliquat du bassin laitier de Montfavet. Ils vont être minéralisés (béton et macadam pour hangars et parkings)…
4,3 hectares stérilisés ! Ils ne respireront plus, ne fourniront plus d’oxygène, n’absorberont plus le gaz carbonique ni l’eau de pluie et n’abriteront plus ni faune ni flore…Une fois de plus les espaces naturels et agricoles vont reculer… de 4,3 ha ! C’est l’oxygène que nous respirons, notre flore, nos oiseaux alors que dans 20 ou 30 ans, il y aura trois milliards de bouches supplémentaires à nourrir et que le réchauffement climatique aura fait avancer les déserts !
A la place, un paysage de hangars et de parkings qui prolongera la Zone Auchan et celle de Sorgues : Hangars, parking ! Parking, hangars! Est-ce là définitivement le paysage uniforme que nous voulons transmettre à nos enfants ?

• 1800 places de parkings pour les clients plus un noria de camions pour amener le stock et le redistribuer : des milliers de véhicules supplémentaires sur une quatre voies et un rond point d’entrée autoroute qui saturent déjà aux heures de pointe : ralentissements, bouchons, embouteillages, temps perdu, stress…. Donc gêne et pollution atmosphérique et sonore sur un secteur qui compte déjà un important incinérateur, l’autoroute et le CD 942, une casse automobile, une zone Auchan... Des entrées de Vedène « infernales » : les Vedénais seront gâtés. Sacrifiés ?

• (Aux dernières nouvelles le schéma d’accessibilité par emprunt du tobogan viendrait d’être «retoqué » par les instances départementales pour « dangerosité ». Cela confirme bien nos préventions mais risque d’être provisoire, les promoteurs n’ayant pas dit leur dernier mot.)
En sens inverse du « grenelle de l’environnement ».
On parle de réchauffement climatique, de développement durable. On parle, on parle : l’implantation de la multinationale IKEA va-t-elle dans ce sens ? Ne nous appartient-il pas, à un moment, d’imposer la mise en conformité des actes et des paroles…surtout quand cela concerne « notre » environnement immédiat. ? Celui que nous voulons transmettre à « nos enfants » ?

Qui le fera à notre place ? Les Hollandais ? Les Suédois ? Les Chinois ?
Ouvrons donc le débat.

Impact financier :

Les rentrées fiscales, semble-il, n’iront pas directement à Vedène mais à la COGA .
Par contre les nouveaux arrivants chercheront peut-être à se loger à Vedène. Ils voudront des places à la crêche, dans les écoles, des places de parking…

La proie pour l’ombre ?

L’implantation d’Ikea , on le voit bien, apportera beaucoup de nuisances et d’inconvénients pour une recette fiscale à la commune… indéfinie. Il favorisera l’enrichissement de quelques-uns et surtout d’une multinationale qui fait fabriquer ses produits partout dans le monde en contradiction avec les prescriptions du développement durable. Les emplois créés sont un miroir aux alouettes. Le recul des espaces naturels et de la qualité de la vie par contre sera immédiat et bien réel.

Certes, on pourra acheter une certaine sorte de meubles sans être obligés de faire de grands déplacements mais combien de fois dans son existence : quatre, cinq fois… allez dix fois dans la vie !
En échange : combien de milliers de véhicules supplémentaires vont converger sur le territoire de notre commune tous les jours?

Quels avantages véritables les Vedénais vont-ils en retirer ? Le jeu en vaut-il la chandelle ?
Cela, en tout cas, vaut bien qu’on prenne le temps de réfléchir et de débattre. Après, il sera trop tard.
Pierre CASSAR

Pour charger le fichier :Et si on parlait d’IKEA?

04.07.2008

La laïcité à la française en danger?

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Rama Yade secrétaire d’Etat aux affaires étrangères et aux droits de l’Homme
Manuel Valls député PS de l’Essonne
Elie Barnavi historien, directeur du Musée de l’Europe
Slimane Zeghidour écrivain, grand reporter à la Vie

Conclusion : Jean-François Kahn cofondateur de Marianne
Débats animés par : Laurent Neumann directeur de la rédaction de Marianne

6es Rencontres de Venasque samedi 5 juillet 2008 à partir de 18h place des Tours